2019 2020 Page De Garde Cahier Du Jour

Ah, 2019 et 2020. L'époque où l'on décorait encore fièrement le cahier du jour. Une mission, un art, une passion secrète pour certains, une corvée pour d'autres, mais avouons-le, on y mettait tous un peu de cœur. C'était notre petit coin de créativité, le tableau d'affichage personnel de notre vie scolaire. On a tous eu cette discussion existentielle : "Qu'est-ce que je vais bien pouvoir dessiner cette année ?"
La "page de garde du cahier du jour", c’était un peu comme la pochette d'album de notre année scolaire. Elle annonçait la couleur, le ton, l'ambiance. Elle disait aux autres : "Hé, regardez, voici mes talents (ou ma tentative désespérée de prouver que j'en ai) !" C'était notre carte de visite de rentrée, en quelque sorte. Imaginez, le premier jour d’école, tout le monde étalant fièrement son œuvre, comme des paons exhibant leur plumage !
Le style 2019 : l'innocence et les licornes.
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En 2019, je me souviens, les licornes étaient partout. Littéralement PARTOUT. Des licornes qui vomissaient des arcs-en-ciel, des licornes qui faisaient du dab, des licornes philosophes. C'était l'apogée de la unicorn mania. Et bien sûr, les prénoms calligraphiés en version super élaborée, avec des étoiles et des petits cœurs. On était dans le mignon, le coloré, l'optimiste. Un peu naïf, peut-être, mais plein de bonne volonté.
C'était un peu comme décorer sa chambre avec des posters de son groupe préféré : on voulait afficher ce qu'on aimait, ce qui nous faisait vibrer. Et si ça voulait dire dessiner une licorne qui fait du yoga, eh bien, tant pis pour les critiques!

2020 : Le chaos et l'abstraction.
Puis… 2020 est arrivé. Et là, bam ! Adieu les licornes, bonjour le chaos organisé. Le Covid, le confinement, l'enseignement à distance... Tout ça s'est traduit sur nos pages de garde. L'innocence a pris un coup, et l'abstraction a commencé à pointer le bout de son nez. On a vu des gribouillis, des formes géométriques, des couleurs sombres (un peu moins de rose bonbon, on avoue). Des tentatives plus ou moins réussies de représenter... bah, ce qu'on ressentait. Un mélange de stress, d'ennui et de confusion.

C'était un peu comme la différence entre une peinture de Monet et un tableau de Jackson Pollock. 2019, c'était Monet, tout en douceur et en couleurs pastel. 2020, c'était Pollock, un joyeux bordel où chacun interprétait ce qu'il voulait.
Les incontournables, peu importe l'année.

Malgré tout, certains classiques sont restés. Le soleil souriant (qui a toujours l'air un peu flippant, soyons honnêtes), les fleurs maladroites, les personnages de mangas (plus ou moins ressemblants), et bien sûr, l'inévitable "Bonne année scolaire !" écrit avec une faute d'orthographe. C'est comme les blagues de papa : on sait qu'elles vont arriver, mais on sourit quand même.
Et puis, il y avait les artistes en herbe, ceux qui passaient des heures sur leur page de garde, avec des crayons de couleur, des feutres, des stylos à paillettes. Le résultat était parfois bluffant, parfois… disons… original. Mais l'important, c'était l'effort! C'était comme essayer de faire un gâteau d'anniversaire parfait pour sa mère : on y met tout son cœur, même si le glaçage n'est pas tout à fait droit.
Au final, qu'on ait opté pour la licorne galopante ou le gribouillis existentiel, la page de garde du cahier du jour, c'était une petite capsule temporelle. Une trace de notre passage, un témoignage de notre créativité (ou de notre manque de), un souvenir de ces années folles (et parfois un peu tristes) de l'école. Et rien que pour ça, ça valait le coup de passer une heure à essayer de dessiner un Pikachu qui ressemble à un hamster.
