A Story About Treating A Female Knight Scan Vf

Ah, la médecine moderne ! On se croirait parfois dans un épisode de Star Trek, mais avec moins de spandex (dommage, avouons-le). Récemment, j'ai eu l'honneur – et disons-le, la légère panique – de m'occuper d'un cas… particulier. Une chevalière. Oui, vous avez bien lu. Avec armure et tout le tintouin (enfin, presque).
Laissez-moi vous planter le décor : urgences, un mardi après-midi, ambiance "journée normale" (c'est-à-dire le chaos organisé). Et là, BAM ! Une femme, environ 1m80, qui aurait pu jouer Brienne de Torth dans Game of Thrones, se présente avec une douleur persistante à l'épaule. Sa tenue ? Un jean, un t-shirt "I slay dragons before coffee", et, détail non négligeable, un bras en écharpe… brodée d'écussons. Visiblement, le Moyen-Âge a croisé la route de l'ère numérique.
Bien sûr, en tant que bon médecin, j'ai fait de mon mieux pour ne pas écarquiller les yeux comme un poisson rouge. "Bonjour Madame… Euh… Chevalier ?" J'ai balbutié, sentant la sueur froide me perler au front. Elle m'a regardé avec un sourire qui en disait long. "Appelez-moi Jeanne. Et oui, je suis une chevalière. De loisir, hein ! Faut pas s'attendre à ce que je tranche des têtes avec mon épée rouillée." Ouf. Soulagement.
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Le problème, c'était cette fameuse épaule. Selon Jeanne, elle s'était luxée pendant un entraînement de combat médiéval. Oui, ça existe. Non, je ne savais pas non plus avant ce jour. Visiblement, les chevaliers et les chevalières d'aujourd'hui se prennent toujours autant au sérieux… et se blessent aussi facilement qu'à l'époque. Du coup, direction la radiographie. Mais là, premier obstacle : comment faire rentrer une personne portant potentiellement des pièces d'armure invisibles sous ses vêtements dans un scanner ?
Je vous passe les détails rocambolesques de la négociation pour savoir si son "bracelet porte-bonheur en maille" pouvait rester ou non (spoiler : il a dégagé). Finalement, Jeanne, après avoir juré sur son honneur de chevalière qu'elle n'avait pas de plaques de métal cachées sous son t-shirt (on n’est jamais trop prudent), a passé le scanner. Résultat ? Une belle luxation de l'épaule. Rien de bien méchant, mais suffisamment douloureux pour empêcher une chevalière de défendre son royaume (ou son club de combat médiéval, c'est selon).

La suite ? Remise en place de l'épaule, prescription d'antidouleurs (plus puissants qu'un sort de protection niveau 5), et conseils avisés sur l'importance de l'échauffement avant de manier une épée (même rouillée). Jeanne est repartie, le sourire aux lèvres, prête à affronter de nouveaux défis. Quant à moi, j'ai rajouté "techniques de diagnostic pour chevaliers et chevalières" à ma liste de compétences. On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve, après tout.
Alors, moralité de l'histoire ? Si vous croisez un chevalier ou une chevalière, offrez-lui un antidouleur et conseillez-lui un bon kiné. Et surtout, ne leur demandez jamais s'ils ont peur du scanner. Ils pourraient prendre ça très mal. On ne rigole pas avec l'honneur, même au 21ème siècle !
