Dessin Page De Garde De Latin

Ah, le latin... ça vous rappelle peut-être les cours de M. Dubois, ce prof qui avait toujours de la craie sur son veston et une passion démesurée pour Astérix. Ou peut-être, plus probablement, ça évoque un vague souvenir de conjugaisons barbares et de déclinaisons à rendre fou. Mais parlons d'une autre chose qui caractérise (ou plutôt, caractérisait, vu qu'on parle du passé) le latin au collège: la page de garde!
La page de garde de latin, c’était un peu comme la photo de profil de votre cahier. C'était la première impression. C'était votre chance de prouver que, même si vous aviez l'air complètement perdu face au subjonctif imparfait, vous aviez au moins une once de créativité.
C'était la possibilité de transformer un simple cahier en chef-d'œuvre... ou en catastrophe visuelle. Soyons honnêtes, il y avait toujours deux camps : ceux qui dessinaient des temples romains dignes du Louvre, et ceux (comme moi, avouons-le) qui se contentaient d'un gribouillis approximatif d'un casque de gladiateur, en espérant que le prof serait indulgent.
Must Read
Le Panthéon des Dessins de Latin
Il y avait quelques classiques, les incontournables. Un peu comme les chansons de Noël, on les voyait revenir chaque année. Parlons-en:

Le Gladiateur
Forcément! C'était le plus facile. Un peu de hachures pour imiter le métal, une épée vaguement droite (on oublie le réalisme, c'est du latin, pas un cours d'art!), et hop, un guerrier prêt à se battre... contre le génitif.
Les Lettres Romaines Monumentales
Ici, on jouait la carte de l’érudition. On se sentait un peu comme des architectes du Colisée en traçant ces lettres géantes, souvent remplies de motifs compliqués. Le plus dur, c'était de ne pas se tromper dans l'orthographe du mot "Latin". Avouez que ça la foutrait mal!
Jules César (plus ou moins reconnaissable)
Ah, Jules! L'homme à la couronne de laurier et au profil... variable. Parce qu'entre les mains d'un élève de cinquième, César pouvait aussi bien ressembler à un empereur romain qu'à un hamster un peu énervé. L'important, c'était d'y mettre la mention "Caesar", au cas où.

Les Ratés Magnifiques
Et puis, il y avait ceux qui tentaient l'originalité, avec des résultats... disons, intéressants. Je me souviens d'une page de garde où un camarade avait essayé de dessiner un char romain. Le résultat ressemblait plus à une brouette déglinguée tirée par deux limaces obèses. Mais au moins, il avait essayé! C'est ça, l'important, non?

Parfois, l'inspiration venait de loin. Un clin d'oeil discret à un film qu'on avait aimé, un héros de BD transposé en toge... On voyait de tout! La page de garde devenait une sorte de test de Rorschach pour le prof de latin : il pouvait deviner nos passions cachées juste en regardant nos gribouillis.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez un vieux cahier et que vous tomberez sur une de ces pages de garde de latin... Souriez. Ça vous rappellera peut-être une époque où la conjugaison était votre plus grand ennemi, et où un simple dessin pouvait vous valoir un "pas mal" encourageant de M. Dubois.
Et rappelez-vous: alea jacta est. Le dé est jeté. La page de garde est faite. Adieu latin, bonjour souvenirs!
