Ford Mustang Shelby Gt 500 Eleanor 1967

Ah, la Shelby GT500 Eleanor de 1967. Rien que le nom évoque des images de poursuites endiablées, de virages serrés et… Nicolas Cage avec une coupe de cheveux discutable. Mais au-delà du film "60 secondes chrono", cette bagnole a une histoire bien plus amusante et, parfois, carrément loufoque.
Une star, bien malgré elle ?
Commençons par le plus évident : Eleanor, ce n'est pas juste une Mustang normale. C'est LA Mustang. Celle qui a fait rêver toute une génération, et qui continue d'alimenter les fantasmes de collectionneurs et de passionnés. Mais le truc, c'est que la Shelby GT500 de 1967 existait bien avant d'être kidnappée (littéralement) par Hollywood.
Imaginez un peu : vous êtes Carroll Shelby, un ancien pilote automobile devenu constructeur. Vous prenez une Ford Mustang, vous lui greffez un moteur plus gros, vous lui donnez un look plus agressif, et hop ! Vous obtenez la Shelby GT500. Une bête de course, certes, mais pas encore une star de cinéma.
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Et puis, patatras ! Hollywood s'en mêle. Un film, une cascade spectaculaire, et voilà votre voiture catapultée au rang d'icône. Le plus drôle, c'est que la Eleanor du film n'était pas vraiment une Shelby GT500 authentique à 100 %. C'était plutôt une Mustang déguisée en Shelby. Un peu comme si votre voisin se pointait à une soirée déguisée en James Bond avec un pistolet à eau.
Le look, c'est l'essentiel (ou presque)
Alors, qu'est-ce qui rend Eleanor si spéciale ? Est-ce son moteur surpuissant ? Sa suspension affûtée ? Sa tenue de route impeccable ? Pas vraiment. C'est son look ! Ce kit carrosserie unique, avec ses élargisseurs d'ailes, son capot ventilé et ses phares longue portée, lui donne une allure à la fois agressive et élégante. Un peu comme si un boxeur en smoking vous invitait à danser.

Et c'est là que ça devient amusant. Parce que, soyons honnêtes, beaucoup de Mustang ont été transformées en répliques d'Eleanor. Des bonnes, des mauvaises, et des carrément ridicules. On a vu des Mustang avec des ailerons en plastique fixés avec du scotch, des capots en carton peints à la bombe, et des phares qui ne fonctionnaient même pas. Le résultat ? Un festival de mauvais goût qui fait plus rire que rêver.
Une voiture qui rend fou
Mais au-delà de ces tentatives parfois désespérées de copier Eleanor, il y a une vérité indéniable : cette voiture rend les gens fous. Des collectionneurs prêts à dépenser des fortunes pour s'offrir un modèle authentique, des préparateurs qui passent des années à restaurer des épaves, et des fans qui tapissent leurs murs de posters. Pourquoi un tel engouement ?
Peut-être est-ce à cause de son côté rebelle et anticonformiste. Eleanor, c'est la voiture du héros solitaire, du type qui n'a peur de rien et qui fonce à toute allure vers l'aventure. Ou peut-être est-ce simplement parce qu'elle est magnifique. Avec ses lignes fluides, sa couleur gris anthracite et ses bandes noires, elle incarne l'élégance et la puissance à l'état pur. Un peu comme si Alain Delon conduisait un tank.

Et puis, il y a le son. Ce grondement rauque et puissant qui sort de ses pots d'échappement. Un son qui vous fait vibrer les tripes, qui vous donne des frissons, et qui vous rappelle que vous êtes vivant. Un son qui, à lui seul, justifie l'existence d'Eleanor.
Plus qu'une voiture, un symbole
Au final, la Shelby GT500 Eleanor de 1967 est bien plus qu'une simple voiture. C'est un symbole. Un symbole de liberté, de puissance, et d'une certaine idée de l'Amérique. Une Amérique où tout est possible, où les rêves les plus fous peuvent se réaliser, et où même une Mustang déguisée en Shelby peut devenir une légende.

Alors, la prochaine fois que vous croiserez une Eleanor sur la route, n'oubliez pas son histoire. N'oubliez pas les bidouilles de Hollywood, les répliques ratées, et l'engouement irrationnel qu'elle suscite. Et surtout, n'oubliez pas de sourire. Parce que, au fond, Eleanor, c'est avant tout une voiture qui donne le sourire.
"La Mustang, c'est comme le rock and roll. Ça ne mourra jamais." - Carroll Shelby
Et on ne peut qu'être d'accord avec lui. Même si, parfois, elle se déguise en star de cinéma.
