Image Art Plastique 6ème Pour Page De Garde

Ah, la 6ème... Le passage du CM2, le grand saut dans le collège ! On se sent un peu comme un astronaute qui découvre une nouvelle planète, non ? Et qui dit nouvelle planète, dit... page de garde ! La fameuse page de garde de notre cahier d'Art Plastique. Souvenez-vous, c'était un peu comme le vernissage de notre première exposition personnelle. Sauf que le public, c'était surtout Madame Dubois, la prof d'art, avec son regard à la fois bienveillant et... jugeur.
L'Art Plastique en 6ème : Un Champ de Possibilités (ou presque...)
L'art plastique en 6ème, c'est un peu comme un buffet à volonté : tu as plein de choses à disposition (crayons de couleur, feutres qui bavent un peu, parfois même de la peinture… un luxe !), mais tu ne sais pas toujours quoi en faire. C’est là que l’inspiration doit frapper !
Et la page de garde, c'est la vitrine de ton talent (ou de ton absence totale de talent, soyons honnêtes). C'est le moment de montrer à Madame Dubois que tu as compris le concept du cercle chromatique (même si, en réalité, tu as juste colorié un arc-en-ciel un peu approximatif). C’est un peu comme la carte de visite du futur Picasso ! Ou du futur… disons… quelqu’un qui sait gribouiller des bonhommes allumettes avec un certain panache.
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Idées lumineuses (ou pas) pour une page de garde mémorable
On a tous eu ces idées géniales (enfin, on le croyait) pour notre page de garde. Le nom écrit en lettres gothiques avec un feutre argenté qui bavait, le dessin hyper-réaliste (enfin, hyper-réaliste… c’était surtout un vague portrait de notre chat Féli), ou la décoration à paillettes qui se retrouvait partout dans le cahier et sur nos doigts pendant des semaines… (Paillettes, ennemi public numéro 1 du collège!)
Et puis, il y avait les plus minimalistes : un simple "Art Plastique 6ème" écrit à la va-vite, histoire de ne pas trop attirer l'attention. C'était la stratégie du "je me fonds dans la masse pour ne pas être repéré". Une technique parfois payante, avouons-le.
Le Drame du Matériel Perdu (et des Surligneurs Fluorescents)
N'oublions pas le drame du matériel. Le crayon à papier 2B indispensable pour le cours de dessin (et qu'on n'avait jamais sur soi), la gomme trop dure qui déchirait la feuille, et le surligneur fluorescent qu'on utilisait à tort et à travers, transformant nos pages de garde en véritables œuvres d'art abstraites (mais illisibles). C'était l'époque où l'on apprenait à jongler avec le minimum vital et à transformer le chaos en... quelque chose d'à peu près présentable.
L'importance du Thème
Bien sûr, il y avait toujours un thème implicite ou explicite pour notre page de garde. Si le prof avait parlé de Kandinsky, on essayait (désespérément) de reproduire ses formes géométriques colorées. Si c'était sur l'automne, on collait des feuilles mortes (ramassées dans la cour et parfois un peu cra-cra) sur notre page. L'objectif était clair : montrer qu'on était attentif et qu'on avait bien compris le cours (même si, en réalité, on pensait surtout à la récréation).

Alors, la prochaine fois que vous voyez un cahier d'Art Plastique 6ème, ayez une pensée émue pour ces pages de garde, ces petites fenêtres sur l'âme d'un jeune artiste en devenir (ou pas). Et rappelez-vous : l'important, c'est de s'amuser (même si Madame Dubois vous a mis un 12/20 parce que votre arc-en-ciel était un peu trop "primaire").
Et surtout, n'oubliez jamais les paillettes. Non, je plaisante. Oubliez les paillettes!
