Jean D Ormesson Le Train De La Vie

Salut tout le monde! Asseyez-vous, prenez un café (ou un pastis, on ne juge pas!), et laissez-moi vous parler d'un type, un certain Jean d'Ormesson, et d'un bouquin qu'il a pondu, Le Train de la Vie. Bon, "pondu" c'est peut-être un peu violent pour un académicien, disons plutôt... qu'il a délicatement déposé sur le marché littéraire.
D'Ormesson, c'était un peu le dandy ultime. Imaginez un mélange improbable entre un aristocrate british légèrement dissipé, un philosophe grec antique un peu blagueur, et votre grand-père préféré qui a toujours une anecdote croustillante à raconter. Bref, un personnage.
Et son Train de la Vie? Alors là, accrochez-vous. C'est pas un roman à suspense avec des meurtres à tous les coins de page. Non, non. C'est plutôt... une réflexion philosophique sur la vie, la mort, le temps qui passe, l'amour, tout ça... mais avec une légèreté et un humour déconcertants. Un peu comme si Montaigne avait décidé d'écrire un one-man-show.
Must Read
Le Voyage en Train, Métaphore de l'Existence (rien que ça!)
L'idée de base, c'est que la vie, c'est comme un voyage en train. Dingue, non? On monte à bord, on rencontre des gens (certains sympas, d'autres... beaucoup moins), on admire le paysage (ou pas, ça dépend du compartiment), et on finit par descendre à un moment donné. Spoiler alert: personne ne descend à Monaco. Enfin, presque personne.
D'Ormesson, avec son style inimitable, se balade donc dans ce train métaphorique. Il croise Socrate (qui, apparemment, est toujours aussi pénible avec ses questions), Cléopâtre (qui cherche désespérément un siège côté fenêtre), et même votre ex (oui, celle qui vous a planté pour un prof de yoga). Bref, un bordel organisé typique de la vie, quoi.

Il y a des moments très drôles. Imaginez-le en train de se disputer avec Saint Augustin sur la question du libre arbitre, le tout en essayant de ne pas renverser son café. Ou en train de draguer (discrètement, bien sûr) une jeune femme qui lit Proust dans le compartiment voisin. Le mec était un champion.
Et puis, il y a des moments plus profonds, plus émouvants. Des réflexions sur la perte, sur la beauté du monde, sur l'importance de l'instant présent. D'Ormesson, mine de rien, nous rappelle que la vie, c'est à la fois une tragédie et une comédie, et qu'il vaut mieux en rire avant qu'elle ne nous fasse pleurer.

Des Anecdotes Croustillantes et des Maximes à Méditer (ou pas)
Le livre est truffé d'anecdotes savoureuses, souvent autobiographiques, et de petites phrases bien senties, comme des "Ormessonneries". Du genre: "Le pessimisme est d'humeur; l'optimisme est de volonté." Ça claque, hein? Ou encore: "L'amour, c'est comme un château de sable: facile à construire, difficile à entretenir." Tellement vrai! Bon, après, il y a aussi des phrases un peu plus... perchées. Mais c'est ça qui fait le charme du personnage.
Un truc que j'ai particulièrement aimé, c'est sa façon de parler de la mort. Pas avec gravité et tristesse, mais avec une sorte de détachement amusé. Pour lui, la mort, c'est juste une gare d'arrivée. On descend du train, on dit au revoir aux copains, et on passe à autre chose. Peut-être une station thermale avec hammam et massages illimités? On peut toujours rêver!

Ce qui est formidable avec Le Train de la Vie, c'est que c'est un livre qu'on peut lire et relire sans jamais s'en lasser. On y découvre toujours quelque chose de nouveau, une pensée qui résonne particulièrement avec notre propre expérience. C'est un peu comme un bon vin: il se bonifie avec le temps (et avec quelques verres, soyons honnêtes).
Alors, si vous cherchez un livre intelligent, drôle, et qui vous fera réfléchir sur le sens de la vie sans vous prendre la tête, foncez! Et si jamais vous croisez Jean d'Ormesson dans le train (de la vie, hein!), n'hésitez pas à lui offrir un verre. Il appréciera.
Bon, allez, j'arrête de blablater. J'ai un train à prendre. Direction... eh bien, on verra bien! À la prochaine!
