Page De Garde Cahier Cp Poemier

Alors, on papote un peu Cahier CP ? Tu te souviens, hein, ces fameux cahiers ? Non, pas ceux avec des Pokémons, on parle des vrais de vrais, ceux qui sentent bon l'encre fraîche et la promesse (plus ou moins tenue) de devenir un as du calcul mental.
Et plus précisément, parlons Page de Garde. Tu sais, celle qu'on décorait avec amour... ou avec la frénésie de celui qui a juste hâte d'aller jouer dans la cour.
La Page de Garde: Un Chef-d'Oeuvre... Ou Presque
Franchement, qui n'a pas gribouillé, colorié, collé des paillettes (oui, des paillettes! La plaie pour les mamans, la joie des enfants) sur sa page de garde ? C'était notre premier terrain d'expression artistique, non ? Un peu comme un street art miniature, mais en beaucoup plus kitch.
Must Read
On écrivait son nom, sa classe (CP évidemment, duh!), et le nom du prof. Souvent, on ajoutait un petit dessin: une fleur bancale, un bonhomme bâton qui ressemble plus à une araignée qu'à un humain... Des œuvres!
Mais le must du must, c'était... le Poème!

Le Poème: L'Âme de la Page de Garde
Ah, le Poème ! Ce petit joyau de littérature enfantine. "Mon cahier, mon ami..." Tu t'en rappelles ? Ou bien le célèbre "Cahier, cahier, je vais t'aimer..." Trop d'émotion, j'en ai la larme à l'œil ! (Bon, ok, j'exagère peut-être un peu).
Mais soyons sérieux deux secondes (oui, c'est possible) : ces poèmes, aussi simples soient-ils, étaient une initiation à la poésie. Une façon de dire "Voilà, tu vois, les mots, ça peut aussi être joli, ça peut rimer, ça peut même avoir du sens !". Enfin, parfois.

Parce que soyons honnêtes, certains poèmes étaient... disons... créatifs. Genre "Mon cahier est bleu, j'aime bien les feux..." Euh... Ok. Poésie abstraite avant l'heure ?
Et puis, il y avait la question cruciale: qui écrivait le poème? Maman? Papa? La maîtresse? Ou... (suspense)... NOUS? Le mystère reste entier.

Peut-être que certains petits génies en herbe inventaient réellement leurs propres poèmes. Ou peut-être que la plupart se contentaient de recopier celui de leur voisin. L'important, c'était d'avoir un poème.
Cette tradition de la page de garde et du poème, c'est un peu notre Madeleine de Proust, tu ne trouves pas ? Ça nous replonge instantanément en enfance, dans ce monde où l'encre sentait bon et où colorier en dehors des lignes était encore une option (jusqu'à ce que la maîtresse nous fasse la remarque, évidemment).
Alors, la prochaine fois que tu croises un vieux cahier CP, prends un instant pour admirer sa page de garde. Et souviens-toi: derrière chaque gribouillis, chaque paillette, chaque poème un peu bancal, se cache un petit bout de notre innocence perdue. Et ça, c'est précieux.
