Page De Garde Cahier Du Poésie

Ah, la page de garde du cahier de poésie! On dirait un truc hyper sérieux, genre un contrat à vie avec Rimbaud et Baudelaire. Mais soyons honnêtes, c'était surtout un terrain de jeu pour exprimer notre créativité... ou notre manque d'inspiration flagrant!
Je me souviens de la mienne. En CM2, je l'avais décorée avec des dauphins ultra-kitsch, découpés dans un vieux magazine. On était loin du lyrisme élégant de Verlaine, hein? C'était plus "Flipper le dauphin rencontre Arthur Rimbaud," une association improbable, je vous l'accorde.
Le syndrome de la page blanche (version cahier)
On avait tous ce moment de panique devant cette page immaculée. C'était un peu comme être devant un buffet à volonté, mais avec la consigne de ne choisir qu'un seul plat. Le stress! Est-ce que je fais un dessin? Est-ce que j'écris un poème? Est-ce que je recopie un poème existant pour faire genre je suis super cultivé?
Must Read
Parfois, on se contentait d'un simple "Cahier de Poésie" écrit en gros, avec peut-être un gribouillage discret dans un coin. C'était la version "minimaliste" de l'expression artistique. On pourrait presque appeler ça du "Zen Poétique."
La compétition (secrète) de la page de garde
Ne nous leurrons pas. Il y avait une forme de compétition, même si on ne l'avouait pas. On jetait un coup d'œil furtif aux pages de garde des autres, pour voir qui avait le plus beau dessin, la plus belle écriture, ou l'idée la plus originale. Un peu comme un défilé de mode pour cahiers!

Celui qui avait réussi à dessiner un dragon réaliste était le roi de la cour de récré. Celui qui avait écrit un poème original (même s'il rimait en "-on" et "-cion" tout le temps) était considéré comme un génie littéraire en herbe.
Et puis, il y avait ceux qui, comme moi, se contentaient des dauphins kitsch. On acceptait notre sort avec humilité, en se disant que l'important, c'était le contenu du cahier (même si le contenu, c'était surtout des poèmes appris par cœur la veille du contrôle).

Plus qu'une simple page
Au-delà des dauphins, des dragons, et des tentatives de calligraphie, la page de garde du cahier de poésie, c'était un peu comme la carte d'identité de notre âme d'enfant. C'était un espace où on pouvait laisser libre cours à notre imagination, même si elle était un peu... particulière.
C'était aussi un témoignage de notre passage dans le monde de la poésie. Un petit bout de nous, figé dans le temps, entre le cahier de maths et le cahier de sciences. Finalement, ces pages de garde, aussi simples ou élaborées soient-elles, elles méritent bien un petit sourire nostalgique, non?
Alors, la prochaine fois que vous tomberez sur un vieux cahier de poésie, prenez le temps d'admirer la page de garde. Vous y trouverez peut-être un trésor caché, une madeleine de Proust qui vous replongera dans les joies et les angoisses de l'enfance.
