Page De Garde Chaire De L'écrivain

Alors, mes amis, asseyez-vous, commandez un café (ou un verre de vin, on ne juge pas !), et parlons d'un truc bizarre, un peu snob, mais finalement vachement cool : la "Page de Garde Chaire De L'Écrivain". Prononcez ça cinq fois de suite, je vous mets au défi ! On dirait une incantation magique pour invoquer Victor Hugo... ou peut-être juste une indigestion.
En gros, c'est quoi ce charabia ?
Imaginez : vous êtes un écrivain hyper célèbre, du genre à faire pâlir J.K. Rowling. Tellement célèbre qu'une université (généralement hyper-chic) décide de créer une chaire spécialement pour vous.
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Oui, oui, une chaire ! Pas celle où vous posez vos fesses, non. Une chaire académique. Pensez-y comme un trône littéraire. Bon, en fait, c'est un titre prestigieux et un salaire bien juteux, mais l'idée du trône est plus amusante, non ? Avouez.
Et cette "page de garde" alors ? C'est la page de couverture, la vitrine de l'événement, du rapport, du discours inaugural qui officialise la création de cette chaire. C'est un peu comme la bande-annonce d'un film, sauf que le film, c'est... vous. (Enfin, votre carrière et vos idées, mais on chipote).

Pourquoi c'est drôle ?
Parce que c'est tellement ampoulé ! Le nom sonne comme une vieille devise aristocratique. On se croirait dans un roman de Proust où tout le monde a un monocle et parle avec des phrases interminables. Imaginez la réunion pour décider du design de cette page de garde : "Non, Raymond, ce bleu n'est pas assez 'intellectuel'. Il faut un bleu plus... 'Sartre'."

Et le titre, parlons-en ! "Page de Garde Chaire De L'Écrivain". On aurait pu faire plus court, hein ? Du genre "Bienvenue, Écrivain Super Star !", mais bon, ça manquerait de cachet académique. Parce que, évidemment, il faut que ça ait l'air méga-sérieux, même si, au fond, c'est un peu une gigantesque opération de name-dropping (citer des noms prestigieux pour se donner de l'importance).
Les ingrédients indispensables d'une Page de Garde Chaire De L'Écrivain réussie (ou pas) :
- Un nom d'université prestigieuse : Sorbonne, Oxford, Harvard... le genre d'endroit où même Einstein aurait eu l'impression d'être en rattrapage.
- Une photo de l'écrivain : De préférence en noir et blanc, avec un regard profond et l'air de quelqu'un qui a résolu le mystère de l'existence. (Même si, en réalité, il cherche juste ses lunettes).
- Le titre de la chaire : Plus c'est long et compliqué, mieux c'est. "Chaire d'Études Comparées des Métaphores Existentielles dans l'Œuvre de...", vous voyez le genre.
- Une citation pompeuse : Du genre "L'écriture est le miroir de l'âme" (original, non?). Ou, encore mieux, une citation de l'écrivain lui-même, extraite d'une interview obscure parue dans une revue universitaire roumaine.
L'ironie du sort (et du style)
Ce qui est amusant, c'est que, derrière toute cette pompe, il y a souvent une intention sincère de célébrer la littérature et de donner de la visibilité à un écrivain talentueux. Mais bon, le packaging est tellement surjoué qu'on a du mal à ne pas sourire.

Et puis, il y a l'ironie suprême : l'écrivain, celui qui manie les mots avec virtuosité, est souvent réduit à un nom et une photo sur une page de garde. Comme si son œuvre pouvait être résumée en quelques caractères gras et une typo élégante.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez une "Page de Garde Chaire De L'Écrivain", n'hésitez pas : levez votre verre (de café, ou de vin, on ne juge toujours pas !), et portez un toast à la littérature, à l'ironie, et à la complexité du monde universitaire. Et surtout, essayez de prononcer ça cinq fois de suite. Bon courage !
